Samedi 26 juin, 12 voitures
avaient rendez-vous sur le parking de la halle municipale de Frévent
dans le
Pas de Calais. Jean-Louis Théret, Maire de la commune et membre de La
Traction
Universelle Nord, nous ouvrait cette vaste halle, 1500 m2,
apte à
recevoir des manifestations de grande ampleur. Après la prise de parole
de
Daniel, organisateur du CitroTour, et la réponse du Maire, les
participants se
sont vus remettre un sac de bienvenue de bonne facture ; une
sacoche type
ordinateur contenant une plaque de rallye de forme originale, un carnet
de
route détaillé (road book pour les franglaisistes ; cela fait
presque
fantaisistes), une riche documentation touristique, trois tirages des
dessins
utilisés pour l’affiche et la plaque de rallye, et enfin une bouteille
d’un
carburant local que beaucoup ont apprécié l’an dernier, la bière du
Ch’ti. Nous
avons remercié Monsieur le Maire en lui remettant la même sacoche, au
contenu
allégé, carnet de route et bouteille. Puis les 21 participants se sont
attablés
pour partager le petit-déjeuner offert par la Municipalité.
Pour un départ prévu à 9 h
45, nous avons démarré les moteurs à 10 h 10. Direction :
Auxi-le-Château.
Nous empruntons une route
dans une campagne vallonnée, sous un ciel estival. Bien
qu’Auxi-le-Château présente
une jolie mairie, en partie XVIème siècle, et une
remarquable église
en gothique flamboyant, nous ne faisons que traverser cette petite
ville. Nous
nous trouvons maintenant dans la vallée de l’Authie, qui sert de
délimitation
entre les départements de la Somme et du Pas de Calais, renommée pour
son
caractère bucolique et ses activités halieutiques. Les détours de la
route nous
offrent des coups d’œil intéressants et variés dont certains postés par
avance
sur le site de la TU-Nord
Une heure après notre départ,
nous arrivons aux jardins de l’abbaye de Valloires pour une visite
libre. Ces
jardins sont bien connus spécialement pour leur roseraie. On la
découvre à
partir d’une terrasse, dans une majestueuse perspective dont l’abbaye
constitue
la toile de fond. La diversité des roses présentées, formes, couleurs,
parfums,
surprend et enchante dames et messieurs. Après plus d’une heure de
calme
déambulation à travers les autres curiosités botaniques, il faut
continuer le
chemin, vers Montreuil-sur-Mer.
La Municipalité nous y a
réservé un bel emplacement sur les remparts, face à l’entrée de la
citadelle :
« Interdiction de stationner. Exposition Citroën » ;
nous
aurions du demander un petit quelque chose au constructeur. Les
touristes s’étonnent
et admirent les voitures au fur et à mesure de leur arrivée :
Légères,
Normales, 15/6, et un exceptionnel cabriolet C Six de 1931 ;
n’oubliez pas
que ce rallye découverte Contrastes en Pas-de-Calais était ouvert à
toutes les
Citroën de plus de 30 ans. Tables dressées en un clin d’œil, sièges
installés
sur les pelouses des remparts, nous voici prêt pour partager boisson
d’accueil
et repas froid. Comme lors de toutes nos sorties les conversations
roulent de
sujet en sujet, mêlant Traction et autres intérêts ; c’est le
moment
privilégié de la convivialité, de l’intégration des nouveaux, Françoise
et
Nicolas, ou des étrangers, Teresa et Laurence (Monsieur, même s’il
n’est pas
d’Arabie). Notre étape montreuilloise ne s’est pas terminée sans une
visite
surprise : Monsieur Bruno Béthouart, Maire de la ville, venu pour
le
spectacle de nos voitures dans ce site magnifique, entame une
conversation à
bâtons rompus avec plusieurs des Tractionnistes.
Il est plus que temps de
reprendre la route. Une nouvelle vallée nous attend, celle de la
Course.
Passons sur le cafouillage pour la retrouver ; le choix de passer
sous les
remparts de Montreuil nous amène sur un itinéraire tortueux et mal
balisé. Même
lorsque l’on a parcouru plusieurs fois cette vallée, elle enchante
toujours ;
la route la remonte en suivant l’eau au plus près en beaucoup
d’endroits, même
dans les villages ; la Course n’est qu’un gros ruisseau qui dévale
sur un
fond caillouteux, et il en résulte un miroitement incessant de lumière
et de
couleurs. Nous quittons cette vallée pour entrer dans Desvres, ville de
faïencerie. Nous y sommes attendus par la presse locale et par un petit
quatre-heures.
Comme nous avons pris quelque
retard, nous ne pouvons prolonger cette pause et nous nous remettons en
route
vers la côte boulonnaise. Nous entrons dans un relief plus abrupt,
cousin de
celui de la boutonnière du pays de Braye. Après Wimereux nos regards se
posent
pour la première fois sur la mer. Nous découvrons le panorama sur
Ambleteuse et
son fort Vauban (ou Mahon) très semblable à celui de Camaret sauf qu’il
est
isolé à marée haute. Ambleteuse constitue pour le CitroTour un double
but : la visite du musée historique de la Seconde Guerre Mondiale
et la
soirée étape au village vacances Artes.
La visite du musée en a
étonné plus d’un par l’originalité et la qualité de la présentation. En
vitrines, des combattants de toutes les puissances belligérantes et de
toutes
armes s’exposent dans leurs uniformes, avec armement et autres
accessoires de
leurs vies militaires ; certains sont mis en situation, comme dans
ce
poste de surveillance du Mur de l’Atlantique. La visite se termine par
la
projection d’un film réalisé spécifiquement pour le Musée et montrant
des
images rares d’archives.
Sur le site d’Artes, Michel
nous rejoignait avec sa DS blanche. La soirée étape mêla avec bonheur
convivialité, repas marin et animation. Après quelques farandoles et
danses
trépidantes, il était temps de gagner les chambres pour un repos
réparateur.
Dimanche 27 juin, la journée
commençait sous les meilleurs auspices : ciel bleu, soleil, route
des
Caps. Petits arrêts ; devant la batterie Todt ; à Le
Châtelet, au
pied du Cap Gris-Nez ; malheureusement, la brume couvrant la
mer nous
dissimulait et les falaises anglaises et la merveilleuse vue sur le Cap
Blanc-Nez. Nous reprenons notre route, et dans la remontée du vallon
entre
Audinghem et Tardinghem, teuf-teuf-silence … la 15/6 de notre ami André
s’éteint et s’immobilise. Presque tous le précédaient ; seuls
Jean-Louis
et Daniel peuvent s’arrêter. Sécurisation de cet endroit sans
visibilité :
deux triangles en pré-signalisation plus un au niveau de la voiture en
panne, cinq
gilets réflectorisés, Josiane, Céline et Daniel en régulateurs de
circulation.
Panne sans gravité mécanique, mais trouvée après de longues recherches,
sur une
suggestion de Céline : panne sèche ; étrange, car la voiture
aurait
doublé sa consommation habituelle ; d’autant plus étrange que
Frédéric
connaît la même mésaventure quelques kilomètres plus loin. Le temps
perdu
chamboule totalement le programme de la journée … sans affecter le
moins du
monde la bonne humeur des participants.
Après avoir résolu ces
problèmes et fait le plein de tous les réservoirs, nous filons vers
Haisnes-lez-La Bassée en ignorant le moulin et le point de vue de
Watten sur la
plaine de Flandre Maritime, ainsi que Béthune et son beffroi du XIIIème
siècle. Nous arrivons à 14 h 30 pour le pique-nique de l’Amicale des
Clubs de
Véhicules d’Epoque (FFVE). Nous y retrouvons les amis d’autres clubs et
nous
dépêchons d’installer les tables car la fringale nous tenaille. Nous
nous
attardons car, aujourd’hui, André Waffelaert a connu beaucoup de
péripéties
avec son cabriolet : il n’arrive qu’après 16 heures !
L’horaire pour le Mémorial
Canadien de Vimy est déjà dépassé et nous ne pourrons pas profiter du
jeune
guide canadien mis à notre disposition ; Daniel y suppléera. Nous
nous
dirigeons vers Vimy en passant par Lens, où nous perdons Laurent (la
voiture
n’aime pas les fortes chaleurs) puis en empruntant la route de
Givenchy-en-Gohelle
qui nous offre une vue impressionnante du Mémorial qui se dresse sur la
crête
de Vimy. De cette hauteur, le regard
embrasse le pays minier : terrils sombres qui émergent au milieu
des
champs multicolores, témoins du labeur des hommes. A l’ombre du
gigantesque
monument, dans son atmosphère de recueillement, nous nous imprégnons à
la fois
de son symbolisme et de la magnificence du paysage.
Toutes les choses ayant une
fin, même les bonnes, il nous faut atteindre Mont-Saint-Eloi. Les
ruines des
tours de l’abbatiale couronnent la colline. Presqu’à leurs pieds,
l’auberge de
l’abbaye nous offre sa terrasse pour le pot de clôture de ce CitroTour.
Et puis
quelques dernières photos.
Cette première édition du
CitroTour a été appréciée par tous les participants qui ont réclamé
d’autres
éditions. Nous n’avons pas réuni le nombre de voitures envisagé au
départ ; cela n’a pas eu d’incidence sur notre logistique à
l’exception
des déplacements qui, sûrement, en ont été facilités. Un certain nombre
d’enseignements devront être tirés pour la suite.
Il est temps de remercier M.
Robert Cerles, Directeur de la Communication du Conseil Général du
Pas-de-Calais, M. Jean Louis Théret, Maire de Frévent, M. Bruno
Béthouart,
Maire de Montreuil-sur-Mer, et M. Ducrocq, responsable des services
techniques
de la ville, pour l’aide qu’ils nous ont apporté dans cette
organisation. Nos
remerciements vont aussi à la Municipalité de Desvres, à celle de
Béthune ainsi
que les Veterans Affairs of Canada qui ont répondu favorablement à nos
demandes.
En souhaitant vous voir très
bientôt lors de nos sorties ou sur les salons auxquels nous participons.
Chantal et Daniel
Delsalle